Jeudi 22 octobre 2009
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COMMUNIQUE DE PRESSE - Jeudi 22 octobre 2009
Lors de son déplacement à Saint-Dizier, le mardi 20 octobre 2009, Nicolas Sarkozy a
confirmé les grandes lignes de son projet de loi sur la réforme territoriale, présenté le
lendemain en Conseil des ministres.
Le Président de la République persiste dans sa volonté de re-centraliser
l’action publique.
En prétendant rationaliser l’organisation territoriale, l’Etat se détourne
définitivement de sa mission essentielle d’aménagement du territoire, seule
garante des valeurs républicaines, de la continuité du service public et de
l’égalité des citoyens et des usagers.
En incitant à la création de métropoles de 450 000 habitants et de pôles
métropolitains, en polarisant l’attention sur les zones urbaines, il aggrave la fracture
territoriale, source de déséquilibres sociaux et économiques, compensés plus ou
moins bien par les politiques publiques locales.
En supprimant les conseillers généraux et régionaux au profit de conseillers
territoriaux, en retirant la clause générale de compétence aux départements et aux
régions, l’Etat re-centralise le pouvoir.
Le Président de la République persiste également dans son acharnement
envers les collectivités locales.
Nicolas Sarkozy a de nouveau pris pour cible les collectivités et leurs élus, en les
rendant responsables de l’explosion des déficits publics et en les accusant comme
l’a déjà fait François Fillon de « continuer à créer plus d’emplois que l’Etat n’en
supprime. » Une attaque démagogique que dénonce FO.
Les collectivités locales ne sont pas les boucs émissaires d’un Etat incapable
de gérer son propre budget et ses effectifs et rappelé à l’ordre par Bruxelles
pour un déficit excessif de 140 milliards !
FO « Services Publics – Santé » rappelle que les dépenses des collectivités locales
sont en augmentation constante en raison des compétences que l’Etat leur transfère
et du fonctionnement des services qu’il supprime et qu’elles récupèrent.
Elle rappelle que ces mêmes collectivités réalisent près de 70 % de l'investissement
public.
FORCE OUVRIERE « services publics-santé » sera présente pendant le débat
parlementaire pour défendre la continuité des services publics locaux.
FORCE OUVRIERE « services publics-santé » se mobilise dès aujourd’hui
pour défendre la fonction publique territoriale et ses agents.
Le Secrétariat Fédéral
Par GD.FO.SP.86
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Publié dans : Fédération
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